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Le reboisement, les notions essentielles

Comme le reboisement est une étape indispensable dans plusieurs scénarios sylvicoles, certaines notions se doivent d’être maîtrisées par l’ensemble des intervenants du milieu forestier.

Le reboisement joue un rôle essentiel dans la sylviculture québécoise. Il permet de remettre en production les sites mal régénérés, mais également de regarnir les peuplements afin d’en tirer leur plein potentiel. Avec approximativement 130 millions de plants mis en terre chaque année au Québec, ces travaux contribuent significativement à l’économie des différentes régions de la province.

Afin que chaque dollars investi dans nos forêts offre un bon rendement, il s’avère essentiel d’établir une bonne planification et un suivi rigoureux des travaux de reboisement.

 

Planification du reboisement

Lorsqu’on planifie le reboisement, on tente d’imiter la nature en maximisant la production de bois. Dans la grande majorité des cas, la décision de remise en production est prise lors d’une évaluation suite à la récolte. On y évalue la régénération naturelle et les contraintes à la préparation de terrain. C’est d’ailleurs lors du suivi de la préparation de terrain qu’est le meilleur moment pour planifier le reboisement.

 

Pour en savoir plus sur la préparation de terrain

 

En évaluant les caractéristiques du site, on doit définir quelle essence aura les meilleures conditions de croissance et quel type de plant il sera préférable de reboiser à cet endroit.

 

Essence

On détermine l’essence à reboiser selon les caractéristiques physiques du milieu, soit la texture du sol et le drainage. La composition du peuplement antérieure et la régénération en place donne généralement une bonne idée de la végétation potentielle. Il est important de comprendre que plus une essence est adaptée à un  site, plus sa croissance sera optimale.

Le guide-terrain pour le choix des essences résineuse est une référence incontournable pour le choix des essences résineuses.

Le guide Des feuillus nobles en Estrie et au Centre du Québec est une excellente source d’information pour ceux qui s’intéressent aux plantations de feuillus nobles.

 

Type de plants

On définit le type de plant principalement selon la compétition potentielle. Plus la compétition est forte, plus on doit choisir des plants de fortes dimensions. De manière générale, à mesure qu’on  monte vers le nord et que la compétitivité diminue, on peut se permettre de reboiser des plants de petites dimensions.

Il faut également considérer l’épaisseur du sol, car la mise en terre de plants de fortes dimensions est problématique en sols très minces.

Les petits plants sont moins dispendieux à 

  • produire en pépinière
  • transporter sur le site
  • transporter sur le parterre de coupe
  • mettre en terre

Par souci de compétitivité de notre sylviculture, il faut éviter de planter des arbres de trop fortes dimensions inutilement.

 

Suivi du reboisement

Comme dans la plupart des traitements sylvicoles, un inventaire après traitement est nécessaire pour vérifier la conformité des travaux. Ainsi, un reboisement de qualité occasionne de bonnes conditions de croissance des plants et permet d’atteindre les objectifs de production.

 

Mise en terre

Évidemment, la bonne croissance d’un arbre commence par une mise en terre qui lui permettra un bon développement initial de ses racines. Celle-ci s’évalue généralement en vérifiant la verticalité, la profondeur des racines, le choix du microsite et la compaction du sol

 

Espacement

Lors de l’évaluation de l’espacement, on cherche à identifier les plants qui se trouvent trop près d’un autre plant ou d’une tige d’avenir naturelle. Ainsi, une distance trop faible entre deux arbres limitera leur croissance étant donné le partage des ressources (éléments nutritifs, eau et lumière).

La distance minimum de conformité dépend de l’essence reboisée et de l’intensité du scénario sylvicole. Certains scénarios intensifs cherchent à atteindre une densité plus élevée, donc l’espacement entre les plants sera plus faible.

 

Densité

La densité représente le nombre d’arbres conformes à l’hectare. Tout comme l’espacement, elle dépend de l’essence reboisée et de l’intensité du scénario sylvicole. Cette évaluation cherche à identifier les situations avec un écart de densité par rapport aux directives de la prescription sylvicole. Les écarts de densité proviennent du non respect des espacements recommandés ou d’un nombre de microsites disponibles au reboisement trop faible. Cependant, lors de l’évaluation, une densité trop faible de microsites n’affecte pas la qualité des travaux de reboisement.

Livraison reboisement

Crédit photo: Gestion vert Forêt

 

Méthodes d’évaluation

Placette de 100 m2 (5.64m)

La méthode d’évaluation la plus répandue est la placette-échantillon circulaire de 100 m2, soit 5,64 m de rayon. À l’intérieur de la placette, on y évalue tous les plants et le résultat est basé sur la qualité de la mise en terre, le respect de l’espacement prescrit et la densité de la plantation. Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter le Guide de l’évaluateur sur la Qualité des plantations. Cet ouvrage illustre l’ensemble des critères de qualité et explique très bien comment calculer le résultat.

 

Grappe de 10 micro-placettes

Dans certaines régions, en plus de la placette de 5.64m, on exige une grappe de 10 micro-placettes. Cette méthode nous fournit le coefficient de distribution des plants reboisés, mais rallonge considérablement la prise de données après-traitement.

 

La densité vs le coefficient de distribution

3 solutions pour la planification des inventaires forestiers

 

Traitement ultérieur

Comme une plantation est le résultat d’une préparation de terrain et d’un reboisement, les sommes investies pour la remise en production sont considérables. C’est pourquoi il faut s’assurer de préserver son plein potentiel et de contrôler la compétition. Les travaux d’éducation de peuplements sont parfois nécessaires afin que les ressources (lumière, eau et nutriments) soient maximisées pour le plants reboisés.

L’inventaire de suivi de reboisement est d’ailleurs un bon moment pour évaluer les risques de compétition potentielle et ainsi prévoir des travaux d’éducation ultérieurs.

 

Conclusion

Les travaux de reboisement jouent un rôle essentiel dans plusieurs scénarios sylvicoles. En plus de remettre en production les sites mal régénérés, ils permettent d’obtenir des rendements de croissance supérieurs aux forêts naturelles.

Une plantation qui offre de bon rendement est très souvent le résultat d’une série de bonnes décisions. Il est donc primordial d’avoir une bonne planification et un suivi rigoureux.

Chez LBprofor, notre équipe participe activement à la planification de milliers d’hectares de reboisement et aux suivis de millions de plants chaque année. De plus, nous collaborons étroitement avec les entrepreneurs afin que ces derniers performent bien dans leurs projets et maximisent toujours plus leur rentabilité.

 

Pour en savoir plus sur l’encadrement d’entrepreneurs sylvicoles

 

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